Le temps d’un été, j’ai fait régulièrement des allers au Prépaou, quartier d’Istres. Construit dans les années 70, sur le modèle d’une cité ouvrière, le quartier possède ses airs de jeux, de commerces et son école. Il semble se suffire à lui-même.
Dans ce monde un peu clos et lent de l’été, j’ai l’impression que chacun se connait, sait sa place. Il y a des lieux de rendez-vous, de repos, qui se repèrent, se répètent et qui sont particuliers à chacun. Presque quotidiennement, aux mêmes heures de l’après-midi, quand le soleil se fait moins fort, j’ai adopté ces espaces. J’ai voulu approcher cet endroit comme on se rapproche d’une intimité. Lentement, j’y ai trouvé une place et j’ai voulu jouer avec cette présence étrange du photographe. La caméra est devenu une manière de tester ma place, de devenir aussi le temps d’une saison une figure familière.











































Mark