Planche-contact issue d’une série d’autoportrait. Images tirées du projet en cours Le Voile.
Janvier 2020, Tel Aviv.


Le travail de Nina Médioni interroge à travers la pratique du portrait photo et vidéo le moment de la rencontre et l’ambiguité qui résiste dans la connaissance de l’autre. L’image intervient autant pour rejouer cet étrange face à face entre un photographe et «son» sujet que pour questionner l’identité de celui-ci. Quelle est cette chose qui résiste à la photographie ? Que délivre l’autre de lui-même ?
Une vérité ou une mise en récit de soi ?


L’artiste s’interesse à la persistance de singularités au sein d’ensembles (une communauté politique, religieuse ou une ville). Elle travaille dans ses images avec la frontière poreuse, l’hésitation entre corps individuel et corps social ; ambition personnelle, parfois secrète et attachement à une identité collective.

Ces questions l’ont amené à s’interesser particulièrement à la jeunesse, comme période d’incertitude, de formation.  En jouant sur cette tension, elle se place à la fois dans une pratique du documentaire en même temps que dans un travail de l’image plus subjectif, empruntant des détours innatendus comme au sein de son dernier travail, Le Voile.





Mark